Médecine traditionnelle tibétaine : le Sowa Rigpa, une science de l'équilibre

Médecine traditionnelle tibétaine : le Sowa Rigpa, une science de l'équilibre

Le Sowa Rigpa, littéralement "science de la guérison" en tibétain, est l'un des plus anciens systèmes de médecine traditionnelle encore pratiqués aujourd'hui. Né il y a plus de 2 500 ans sur le plateau tibétain, il s'est diffusé au Bhoutan, en Mongolie et dans tout l'arc himalayen, et figure parmi les médecines traditionnelles reconnues dans la stratégie 2025-2034 de l'Organisation mondiale de la santé.

Qu'est-ce que le Sowa Rigpa ?

Cette médecine traditionnelle tibétaine repose sur un texte fondateur, le Gyüshi (les Quatre Tantras), qui décrit l'équilibre du corps à travers trois énergies : rlung (le vent, principe du mouvement), tripa (la bile, principe de la chaleur) et badkan (le flegme, principe de la structure). Le déséquilibre entre ces trois forces est, dans cette tradition, à l'origine des troubles de santé.

Le Sowa Rigpa est transmis par les amchis, médecins traditionnels formés pendant de longues années à la pharmacopée, à la lecture du pouls et à l'observation clinique. Institution de référence, l'Institut Men-Tsee-Khang perpétue aujourd'hui cet enseignement et cette pratique clinique.

La Rhodiola, plante des hauts plateaux

La Rhodiola rosea pousse dans les sols rocailleux et froids des hautes altitudes himalayennes et arctiques. Dans la pharmacopée tibétaine, elle est traditionnellement associée aux populations vivant en altitude, confrontées au froid, à l'effort physique et à la raréfaction de l'oxygène — un terrain exigeant qui a façonné son usage traditionnel dans la durée plutôt que ponctuellement.

C'est précisément sur ce terrain que s'est construite la première expédition ethnopharmacologique documentée par la fondatrice de Böö, posant les bases de la méthodologie de la marque : partir de l'usage traditionnel avant de se tourner vers la validation scientifique.

Ce qu'en dit la recherche scientifique

La Rhodiola rosea fait partie des plantes adaptogènes les plus étudiées, notamment à travers les travaux du Dr Alexander Panossian, référence internationale sur les mécanismes d'action des adaptogènes. Ces recherches explorent la manière dont certaines plantes soutiennent la capacité de l'organisme à s'adapter aux contraintes physiques et environnementales — un prolongement scientifique de ce que les amchis observaient empiriquement depuis des siècles.

Böö et la transmission du Sowa Rigpa

Chez Böö, l'exploration du Sowa Rigpa ne s'arrête pas à la plante : elle passe par une collaboration directe avec des praticiens tibétains, dont une amchi basé à Paris, et par le soutien à un programme de recherche mené avec l'Institut Men-Tsee-Khang. Chaque partenariat s'inscrit dans une logique de reconnaissance des détenteurs de ce savoir, loin de toute approche extractive ou folklorisée de la tradition.


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